Un nouveau camarade de jeu

……Il est vingt heures trente, et le crépuscule printanier descend petit à petit sur ce petit 
coin caché de Normandie… Par la fenêtre, j'essaye de deviner la rivière longeant le jardin de 
Yuko, mais elle semble comme happée par l'ombre grandissante des grands arbres la bordant. Je récupère des tourments à la fois doux et dures subis depuis 24 heures…au son d'un bon Pink Floyd. Yuko est assise à mes côtés. Le bruit d'un moteur de voiture attire bientôt notre attention. Yuko se lève et va ouvrir la porte. "C'est lui, c'est Dominique ! fait-elle frétillante. Je me dirige également vers l'extérieur. Effectivement, une Renault 4L n'ayant plus d'âge vient se garer devant la porte d'entrée. Un grand gaillard blond la trentaine en descend, l'air jovial, et nous salue. Je jette un rapide coup d'œil à sa tenue vestimentaire : bleu de travail avec bretelles, bottes montantes en caoutchouc : probablement le gars vient directement de ses activités de ferme et n'a pas eu le temps de se changer. Devinant ma pensée, le garçon se confond en excuse. 

"Pardonnez-moi tous les deux, mais la journée a été dure aujourd'hui, car Martine ma femme est partie pour Lisieux tout le week end. D'habitude, nous nous partageons le travail… J'ai pas eu le temps de… Yuko l'interrompt. "Oh là là, je t'en prie, ne t'excuse pas ! Nous ne sommes pas dans un cocktail mondain ! "Comment vont tes parents ? demande-t-il à Yuko en pénétrant dans la maison avec nous. "Très bien ! Ils sont partis à Francfort pour une semaine, alors j' ai voulu faire découvrir les joies de la campagne à Patrick ! Elle me regarde 
ironiquement. Le gaillard me dévisage, semblant penser :"quelle chance il a d'avoir une copine 
comme Yuko !" Nous nous asseyons, Yuko et lui sur un canapé, moi sur une chaise leur faisant face. Des bouteilles d'apéritifs et des amuse gueule ont été disposés sur la table basse de style japonais. Yuko propose à Dominique un verre de saké, mais il refuse et préfère un Pernod. Je jette un coup d'œil complice à Yuko qui me sert un saké tout en me demandant comment amener la conversation sur le "SUJET"…

 Pendant la première demi-heure, nous parlons de tout et de rien, des activités de Dominique dans sa ferme, de mes études, de la région, des gens du coin, des cancans…Le gars est chaleureux, agréable. Son visage respire à la fois la fermeté et une certaine douceur. Manifestement, Yuko ne le laisse pas indifférent; il la fixe souvent avec intensité, et semble la déshabiller du regard. Un moment, il se tourne vers moi, tout en acceptant un second Pernod servi par Yuko et me demande où nous nous sommes rencontrés. Yuko éclate de rire, et saisit l'opportunité au vol. "Au quartier latin, il y a deux mois….à cause d'un fait divers ! Dominique fronce les sourcils, étonné : " à cause d'un fait divers ! "Oui, il avait l'air si sérieux plongé dans ses dossiers ! Et puis soudain, il a fait tomber un magazine de basse catégorie ! Elle rit de plus belle en me servant un deuxième saké. Sur la couverture, on voyait le dessin d'un homme ligoté dans une barque et une femme l'air féroce à ses côtés ! Tu sais, ces magazines spécialisés dans les faits divers sordides! Yuko pose la bouteille, vient se 
mettre debout près de moi, et tout en me frottant la racine des cheveux, continue : " je crois 
qu'il voulait me faire comprendre qu'il souhaitait une expérience de ce style ! Dominique, l'air 
de plus en plus intrigué, pose les coudes sur ses genoux, et une lueur anime ses yeux noirs en 
amande. "Ah bon ! fait-il, à la fois gêné et comme légèrement émoustillé. Il boit son verre cul 
sec. 

Yuko me donne une tape discrète dans le dos, comme pour me signifier que le poisson est en 
vue de l'hameçon. "Et oui, ce garçon aime être enchaîné aux femmes ! claironne Yuko avec une hardiesse incroyable. Dominique déploie un large rire, et se décontractant un peu, se rejette en arrière ouvrant spontanément ses cuisses et nous laissant découvrir son entrejambe. "Ah bon ! fait-il en me dévisageant, les yeux mi-moqueurs, mi-inquisiteurs.

 J'attaque sec : "oui ! c'est la raison pour laquelle je suis ici contre ma volonté ! fais-je narquois, car elle m'a ficelé et foutu dans son coffre de voiture ! Dominique réagit : "voilà pourquoi il m'a semblé ne voir qu'une personne hier soir quand j'ai entendu la voiture passer près de la ferme ! Il rit à gorge déployée. Yuko s'avance vers lui et lui propose une nouveau verre. Il accepte. Consciemment ou non, il se met la main sur l'entrejambe une fraction de seconde. Encore incertain de la fiabilité de nos propos, mais apparemment acceptant de jouer le jeu, il me demande avec ironie si le voyage n'a pas été trop inconfortable. Je lui réponds que oui, que j'étais ligoté (alors que ce n'est pas vrai, si le lecteur se souvient bien de mon arrivée "brillante" dans la propriété). Il engloutit son verre en moins de deux, se gratte à nouveau les couilles, et ose annoncer : "Et bien, moi, Martine, c'est pas son truc ! Et pourtant elle pourrait, je sais qu'elle a maltraité une employée que nous avions à notre service à moment donné, une pauvre fille un peu demeurée que nous avions recueillie qu'elle a carrément fouettée parce qu'elle travaillait mal! 

Yuko le coupe :" tu as laissé faire ? "En fait, je n'étais pas là ce jour là, c'est la pauvre fille qui s'est enfuie depuis et que j'ai rencontrée à Conches par hasard qui m'a tout expliqué. "Et   bien ! fait Yuko étonnée, je ne pensais pas ça de Martine ! Attention Dominique ! Un jour, elle va te fouetter aussi ! Mais je suis sûre que tu aimes ça ! réplique-t-elle avec moquerie. Dominique, que les Pernod commencent à bien échauffer, se laisse aller un peu plus. "Qui   sait ? Après tout, j'ai jamais fait l'expérience ! 

Yuko lance alors son plan stratégique numéro deux ! " Mais le pauvre Patrick recherche un partenaire pour partager sa soumission, car il me dit que lorsque il reste seul ligoté, il s'ennuie ! Ah ! ah! Ah ! Les yeux de Dominique semblent à présent comme deux flammes. "Ah ! Si l'occasion se présentait, ma foi, je sais pas…oui… hum….pourquoi pas ! Il baisse la tête un instant, puis la relève et me fixe. Tu serais d'accord ? Je réponds positivement. Il regarde Yuko, interrogateur. "C'est vrai, tous les deux vous seriez d'accord ? Yuko, qui depuis un moment était debout, revient s'asseoir près de Dominique en ondulant du bassin. Elle se colle presque à lui et lui murmure : "Mais oui, Dominique, nous serions d'accord, surtout que tu tiennes compagnie à Patrick lorsque je le ligote étroitement ! Manifestement, l'effet escompté se produit. Dominique, très émoustillé se gratte à nouveau les couilles de manière plus soutenue. "J'peux me servir encore un verre, Yuko ? "Bien sûr, vas-y, avant que nous commencions à nous amuser… Dominique se penche vers les bouteilles; et se verse un Pernod. "Vous savez, les jour se ressemblent ici dans ce petit village, alors, si je peux en profiter une fois pour m'éclater, surtout avec des gens sympathiques comme vous…je suis pas contre ! Etre ficelé ! Hum, je n'ai jamais essayé ma foi ! 
L'idée ne me déplait pas ! Comment pratiquez-vous tous les deux ? "Chut ! répond Yuko en lui passant son index sur les lèvres, tu vas voir ! …..Un quart d'heure plus tard, près de la 
rivière, dans la pénombre, deux garçons sont étroitement ficelés, chacun à son arbre, tels deux cow-boys, des cordes enroulées en spirale depuis la poitrine jusqu'au chevilles, les bras étirés derrière les arbres et solidement ligotés. On peut voir une femme s'activer autour des deux gars, et si l'on s'approche un peu plus, on remarque qu'elle tient dans ses mains un ceinturon avec lequel elle lacère alternativement leur buste. Ces deux hommes, c'est Dominique et moi, en slip, chaussettes et bottes ! Dominique est en train de vivre sa première expérience et son excitation est à son comble, quant à ma modeste personne, galvanisé par la présence fort sympathique de ce garçon docile, j'exulte… 



……Les coups de ceinturon de Yuko continuent à pleuvoir sur Dominique et moi, tous deux toujours ligotés à nos arbres l'un à côté de l'autre. N'étant ni l'un ni l'autre bâillonnés, nous 
rivalisons en émissions sonores à chaque réception douloureuse, mais je remarque que ma 
maîtresse reste soucieuse de ménager notre invité pour sa première expérience, et me réserve les coups les plus violents. Yuko, non contente de fouetter ses deux victimes à portée de main, s'amuse à comptabiliser le nombre d'impacts, et je réalise tout à coup en entendant le chiffre "trente et un" que nous résistons assez bien tous deux ! Puis, fatiguée de sa besogne, Yuko dépose le ceinturon par terre, et s'approche lentement de moi. Elle me saisit la tête avec ses deux mains, et devant un Dominique complètement fasciné, me ventouse les lèvres et s'introduit graduellement et sensuellement …ce délicieux et inattendu baiser vient récompenser ma résistance aux meurtrissures. Dégageant légèrement ma lèvres, je lui murmure soudain :" va vers Dominique et applique-lui un baiser similaire, ça va le rendre fou !…Prolongeant mon murmure, elle rajoute : "tu me donnes l'autorisation, tu ne vas pas être jaloux ?… un "non" à peine perceptible va se perdre dans sa bouche… 

Yuko s'écarte de moi, et se plante devant notre invité. Celui-ci, immobile dans ses liens retient son souffle, tétanisé par l'intensité de l'expérience qu'il est en train de vivre…Yuko approche ses lèvres des siennes…je vois Dominique commencer à s'agiter dans ses liens, et de doux gémissements me parviennent… Quelques minutes plus tard, Yuko, satisfaite d'avoir mis "ses deux hommes" dans tous leurs états se tient debout devant nous. "Je vais vous laisser tous les deux pendant un certain temps, et je reviendrai avec une surprise que vous saurez je pense apprécier…alors à tout à l'heure mes deux ligotés chéris!… Nous laissant seuls face à la rivière, elle disparaît de notre champs de vision…nous restons là, ficelés comme des saucissons, muets tout d'abord, passablement éméchés par les verres bus trop rapidement tout à l'heure…En ce milieu de printemps, la température n'est pas encore très élevée, et 
brusquement, un frisson parcourt mon corps, et je réalise que j'ai froid…je tourne la tête vers 
mon compagnon prisonnier…il est en train de me fixer. "Patrick, tu sais, je suis complètement 
soûl ! me dit-il et j'ai froid ! "Moi aussi!" "Elle est géniale ta nana ! Putain que oui ! Tu es 
un petit veinard ! Et bientôt, désinhibés par notre état d'ébriété, nous voilà tous deux à nous 
faire des confidences "entre hommes". 

C'est Dominique qui commence. "Patrick, je l'ai bien dure, et toi ? "Moi aussi ! "Putain, c'est bon d'être là comme ça ! Tu sais, ça me rappelle un bande dessinée que je lisais quand j'étais petit, où l'on voyait deux gars agents secrets faits prisonniers par une belle blonde et tous deux ligotés à des arbres… "Et qu'est ce qui se passe après ? "Rien ! Ils sont simplement laissés là plantés à leur arbre respectif dans la forêt tropicale, et bien entendu, comme se sont les héros, ils réussissent à se libérer… "Tu peux te libérer de tes liens, toi ? lui demandé-je. Dominique se concentre, se tortille le corps, puis, il avoue : "non, j'ai pas l'impression, et toi ?" J'essaye à mon tour de gigoter pour essayer de faire tomber ses sacrés liens, mais rien y fait ! "Non, moi non plus ! Tu sais, Yuko a de l'expérience ! 

Grand silence, puis Dominique reprend : "eh ! Patrick ! On se la fera à deux ta 
nana ? A peine surpris par la question, je lui réponds spontanément : "oui !" "Ouaoh ! Ca va 
être super le pied, tu sais ! Avec ma femme, Martine, maintenant c'est un peu la routine ! 
J'aimerais tant m'éclater un peu plus souvent ! Ici, c'est mortel comme coin ! Puis il ajoute : 
"putain, j'ai envie d'uriner ! Comment vais-je faire ? Amusé, je ne trouve d'autre réponse    que : "ah mon vieux, démerde toi ! C'est pas moi qui peux te la tenir ! Il part d'un éclat derire. 
"Putain ! mais c'est que j'ai envie, et je l'ai toujours bien durcie ! "Et bien, tu vas te 
pisser dessus, donc ! Je sais pas si Yuko va tellement apprécier ! Pendant un moment, j'observe, amusé je dois le reconnaître, Dominique faisant des efforts désespérés pour essayer de "la ramolir" afin de pouvoir se libérer la vessie…Il y parvient finalement, et bientôt un jet 
ellipsoïdal jaillit de son pénis et va se perdre dans l'herbe descendant vers la rivière. 
Soudain, un bruit de pas se fait entendre derrière nous. Yuko approche…Elle apparaît bientôt dans notre champs de vision. Elle n'a apparemment pas vu Dominique en train d'uriner… "Et bien, je vois que vous avez été bien sage tous les deux ! Je m'aperçois que Yuko a les mains derrière le dos, semblant cacher quelque chose. Elle regarde nos entrejambes. "Ah ! l'un s'est calmé, 
l'autre pas ! C'est amusant les hommes ! Ils ne peuvent pas cacher leurs sentiments… Rire. Elle reprend : je vous ai apporté une petite surprise, et c'est Dominique qui va l'inaugurer ! Se 
disant, elle s'approche de lui, et lui présente un petit récipient dont je n'arrive pas à voir 
ce qu'il est réellement. Elle le porte à hauteur de son visage. "Allez Dominique ! Ouvre ta 
bouche et prend la tétine ! Je réalise soudain qu'il s'agit d'un biberon… Dominique s'exécute et je ne peux m'empêcher d'être fasciné par le spectacle de ce grand gaillard ficelé, obligé à 
sucer la tétine d'un biberon dont le contenu m'est bien sûr inconnu. Des gémissements 
parviennent à mes oreilles, et à leurs sonorités, j'imagine que le liquide doit être horrible à 
boire… "Allez Dominique, fait Yuko avec une pointe de perversité dans la voix, avale encore un peu de ce délicieux breuvage qui va te dessoûler ! C'est bon hein la tétée de Yuko ! 
J'appréhende mon tour de tétée !!!! 

Bientôt, Yuko est devant moi, et je vois la petite tétine s'approcher dangereusement de ma bouche…dans un instant, je vais y goûter aussi… "Pouah ! c'est absolument dégueulasse, pensé-je alors qu'un liquide visqueux coule dans ma gorge, de l'huile de foie de morue ! Quelle garce ! Elle nous a eu !" "Allez, toi aussi fais un effort, prends le bon biberon donné avec amour par Yuko ! Pour une sacrée mauvaise expérience, c'en est une! Je prie 
es anges passant par hasard au dessus de nos têtes qu'ils interviennent pour que ce supplice 
s'arrête au plus vite… Apparemment ayant été entendu, la tétée cesse… "Vous avez su apprécier tous deux je pense ce délicieux breuvage donné dans le biberon que j'avais quand j'étais petite au Japon et que j'emporte partout avec moi ! Vous voyez qu'il peut encore servir pour dessoûler mes hommes ! Puis, semblant nourrie de mauvaises intentions à notre égard, elle passe derrière chacun d'entre nous, et nous nous retrouvons bientôt bâillonnés avec des foulard en soie imprégnés d'un doux parfum que je reconnais comme étant celui qu'elle met habituellement.

 Le bâillon semble ne pas convenir à mon voisin qui proteste par des "mmmpppfff" très sonores, mais Yulko reste inflexible, et disparaît. Nous restons collés à nos arbres dans l'incapacité d'avoir le moindre le dialogue en dehors de quelques "mmmpppfff" étouffés qui se répondent comme en écho….j'ai de plus en plus froid, mon compagnon aussi j'imagine, et soudain, Yuko apparaît à nouveau,les bras chargée de couvertures, comme si elle avait deviné nos pensées. "Voilà de quoi vous permettre de vous réchauffer car votre séjour va se prolonger tard dans la nuit, les garçons!! Elle nous plaque à chacun une couverture sur le devant du corps et avec des grosses cordes venant se rajouter à celles déjà fixées en spirale, parvient à figer les couvertures sur chacun nous, en enroulant les cordes plusieurs fois autour de l'arbre. Une douce chaleur bienfaitrice m'envahit. Yuko disparaît après nous avoir laissé entendre qu'elle ne reviendrait pas avant longtemps. 

Dix minutes s'écoulent dans un silence relatif, où nos "mmmpppfff" et le bruissement intensif des feuillages activés par le vent nocturne s'entremêlent.. Tout à coup, un bruit de moteur éveille notre attention. Je reconnais la voiture de Yuko. N'osant imaginer qu'elle est en train de quitter la maison, je tends l'oreille. Je vois Dominique faire de même. Un phare balaye soudain notre endroit de ligotage éclairant un fraction de seconde la rivière coulant en contrebas. Puis l'obscurité se réinstalle alors que le bruit du moteur se perd à mesure que la voiture s'éloigne…Yuko s'en va …elle nous laisse là tous deux mijoter dans nos liens….je n'avais pas du tout prévu un telle éventualité…je regarde Dominique…il gigote tant et plus, semblant ne plus du tout apprécier l'aventure….

A SUIVRE

 

            

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