Camping sauvage
Auteur: Gimet
Il m'arrive de lire, comme tout un chacun je suppose, dans les toilettes publiques, les messages sur les portes, ou sur les murs. Pendant des années, sur le campus de Paris X que je fréquentais, figurait, ou figure encore, un court récit où un jeune homme faisant du camping sauvage, s'était fait agresser sexuellement une nuit et que finalement il n'avait pas trouver cela si désagréable. (Confession ou fantasme ?)…J'en ai repris l'intrigue en employant la forme à la première personne….ceci reste donc une parfaite fiction.
Etudiant sportif, bien bâti, je suis adepte du cyclotourisme. Mes pérégrinations m'avaient amené à excursionner dans la région d'Ales.. Par petites étapes, depuis cette ville où m'avait déposé le " Cévenol ", le Paris-Marseille accessible au vélo, je devais rejoindre Mont-Louis dans les Pyrénées et retrouver une bande de copains (et copines) dans une location. Alès, ravitaillement, visite de la mine témoin et en route vers les gorges du Gardon et la bambouseraie de Prafrance. Un coin du Gardon, peu avant les gorges avait été aménagé pour la baignade avec un petit barrage; un peu plus haut, une petite plateforme accessible par une sente surplombant ce lieu magnifique m'avait fait poser ma tente. Le plus dur avait été de monter le vélo chargé.
La journée étant splendide, j'avais décidé de m'attarder dans ce paysage de rêve et d'y passer une deuxième nuit. Le lieu était fréquenté par quelques familles et une bande de jeunes qui s'ébattaient bruyamment ; un rocher surtout permettait des plongeons spectaculaires. Bien sur, je regardais avec envie (non sexuelle mais par l'audace des sauts) ces adolescents qui s'exhibaient en haut du rocher, avant d'exécuter des figures que je jugeais périlleuses et qui faisait rejaillir l'eau en grandes gerbes, suivis de clapotis provoqués par les vaguelettes.
Dès le coucher du soleil le site avait été déserté, me laissant seul avec le murmure du torrent en bas des berges presque abruptes. J'avais dîné d'une conserve, étendu mon duvet, assisté aux déploiements des myriades d'étoiles, puis m'enfonçant dans ma tente, en pleine osmose avec la nature, humant l'humidité qui montait de la rivière, je m'assoupis en pensant à cette journée merveilleuse que je venais de passer. La nuit, dans une tente, chaque bruits inhabituels, petits rongeurs qui grattent près du campement, silence des oiseaux, craquements de branches éveillent mes sens. Sans savoir pourquoi, je venais de me réveiller. Je cherchais à comprendre ce qui m'avait fait sortir de ma léthargie nocturne quand je crois entendre un bruit à peine perceptible de pas, puis une pierre qui se déplace. Le cœur battant, j'entrouvre doucement la fermeture éclaire et scrute la nuit sans rien découvrir d'anormal. Le vélo est toujours là avec ses sacoches.
Bon, j'ai du rêver, je regagne l'intérieur douillet du duvet.. Non pas si douillet que cela, car malgré les fougères que j'ai coupées le sol est bien dur sous ma petite mousse et je sens un caillou, là juste sous ma couche qui me gêne et qui boursoufle légèrement le tapis de sol… J'allume un instant ma lampe poche.. 2 H du mat. Je baille en essayant une nouvelle position quand un halo de lumière transperce la toile de tente.. et là aucun doute ce sont bien des bruits de pas, une non deux personnes au moins tournent autour de mon campement.. Qui peut bien passer par ce petit sentier qui ne semble mener que sur cette terrasse et qui plus loin se perd dans les herbes et les rochers. Des gendarmes ? Des rôdeurs ?
Je m'étais à peine redressé qu'une lame de couteau vient perforer l'entrée de la tente et en deux coups secs pratiquer une ouverture béante qu'une main termine d'arracher et d'agrandir Aussitôt une lampe puissante est braquée sur mon visage et m'éblouit ; Dans un moment de panique, je joins mes mains sur mon visage pour essayer de distinguer ces malotrus qui se sont invités dans mon petit chez moi... -"Non mais vous êtes malade, sortez. AAU SECOURS !AU SECOURS !" -"Ta gueule morveux, tu veux qu'on te pplante ?"
L'homme a un accent rocailleux, penché en avant (la tente une petite iglou 3 places n'est pas bien haute et ne permet pas la station debout) se trouve à moins d'un mètre de mon visage ; Je sens son haleine avinée avec des relents de tabac. Le deuxième individu à peine rentré s'est placé juste derrière mon dos et me tire en arrière pour me sortir de mon duvet.. qui glisse sur le tapis de sol et suit mes jambes. -"Tiens donc le duvet."
Je me débats L'homme qui a posé sa lampe, tire alors sur l'extrémité du sac de couchage, dont on m'extirpe en moins de temps qu'i l ne faut pour le dire. Puis, il m'applique le couteau lame ouverte sur mon cou -"Arrête de t'agiter ainsi si tu ne veuux pas que je te saigne comme un goret."
Mon second agresseur m'avait lâché les bras pour aussitôt saisir mes poignées et les attacher au moyen d'un large ruban adhésif qu'il entortilla en faisant plusieurs tours. -"Passe le couteau." Le poignard passant de mon cou à la main qui m'avait lié les poignées, je profitais du moment ou fut coupé la portion de ruban qui m'immobilisait les mains du reste du ruban pour me redresser et tenter une sortie de mon habitacle. Aussitôt mon premier agresseur, celui qui m'avait menacé, m'agrippa les pieds et je chutais à moitié hors de mon abri de toile…
-"Conard, où crois-tu aller pieds-nus eet presque à poil ?" Ils me tirèrent vers ma couche, puis pendant que l'un s'était mis sur mon dos, l'autre compère me scotcha mes chevilles à grand renfort du large ruban qui m'avait entravé les poignées. -"Là, le voilà tranquille " -"Qu me voulez-vous ? Je n'ai pratiquemment pas d'argent liquide !" -"Ta gueule, sale pédale tu crois qu'onn ne t'a pas vu du haut de ton promontoire en train de mater les baigneurs. Nous, les PD, on les encule." -"Arrêtez, non, pas cela, j'ai une pettite amie et je ne suis ni pédale, ni voyeur, je prenais le soleil tout simplement." -"Et bien nous, on va prendre notre pieed ; et d'abord montre nous ce que tu as dans le calcif."
La brute avinée me retourna, puis à califourchon sur ma poitrine tritura à travers le slip mon sexe. Involontairement une érection commençait -"Tiens regarde, il bande notre petite salope, on dirait qu'il aime ça "
Je sentis alors le froid de la tranche du couteau que l'on avait insinué à l'intérieur de mon slip prés de ma verge gonflée, puis plaquant les mains sur l'élastique, d'un coup sec il coupa ce dernier avec une partie du tissu. J'avais frissonné en retenant ma respiration au contact froid de l'acier, n'osant bouger. Soulevant de sa lame la partie du slip qui recouvrait encore mes attributs -"Hé mon cochon, il est bien membré lee petit, tu avais raison. Et puis, pas un poil sur le poitrail, une vrai gonzesse " passant ses grosses mains calleuses sur mon ventre " et avec ça une peau douce comme un bébé! "
Pendant ce temps là l'autre me tâtant les jambes, et remontant la main sur mes cuisses compléta ma description " Oui, il est vachement musclé notre tantouse ! et bien galbé, si son cul est aussi ferme, ça va être une vraie partie de plaisir "
Au contact de cette main, un frisson me parcourut et mes poils se hérissèrent. -"Il est chatouilleux le petit. "
-Ne me touchez pas, retirez vos mains je ne suis pas PD. -Tu crois pas qu'on va se gêner avec unn petit trou à bites comme toi. Avec ta petite gueule d'ange, tu nous excites " A l'autre taré : "Passe la bibine que je me mette en forme ! La montée a été raide. "
L'autre agresseur était un homme autant que le halo de la lampe me permettait de distinguer d'une cinquantaine d'années au visage légèrement émacié avec les dents en avant, l'embonpoint nettement moins étoffé. D'une besace il sortit une bouteille qu'ils se passèrent en buvant directement au goulot "Offres - en à notre hôte, on est pas égoïste."
Me remettant en position assis en me prenant par les épaules : -"Tu en veux, c'est de la bonne en presssant le goulot contre mes lèvres." La bouche close, un peu de liquide s'écoula le long de mon menton, puis sur mon torse avec une impression de fraîcheur. -"C'est pas bien de refuser, on va t'appprendre à être sociable."
Il me bloqua la tête dans son bras pendant que le gros me pinçait le nez puis réussit à introduire la bouteille dans ma bouche en m'empêchant de respirer, j'ai du absorber en manquant de m'étouffer plusieurs goulées d'un mauvais alcool qui me brûla l'œsophage puis l'estomac. En remontant la bouteille et en la déposant quelques gouttes coulèrent sur ma verge. Sensation de picotement et d'échauffement qui se traduisit par un début d'érection… aussitôt suivi d'un commentaire -"Regarde notre salope comme elle est ppressée." Et se rendant compte que ma verge avait été humectée par le breuvage, il en versa derechef une rasade sur mon bas ventre . " Elle est polie, elle nous salue, elle est reconnaissante, et même elle en redemande ! " ajouta-t-il en la secouant entre deux doigts. Rires gras Brûlure intense; puis L'homme lape au bas de mes couilles mes poils pubiens Je n'ai jamais été autant bandé. Le gros qui me tenait la tête. "Sortons le, on sera mieux dehors"
Ils me traînèrent en emportant mousse et duvet et me firent mettre à quatre pattes sur les genoux prés d'un pin. Une lune blafarde montait dans le ciel éclairant d'une manière surréaliste le petit champ herbeux. Le gros en position assise, appuyé contre l'arbre, cuisses écartées ouvrit alors sa braguette et sortit son sexe à moitié bandé. Un bout de chair blanche sur un futal noir " Alors tiens, suce moi, ma salope " Et il plaque ma bouche contre son zob.
Une odeur aigre de pisse me fit tourner ma tête. Derrière, des mains s'étaient posées sur mes fesses, puis descendant sur le haut des cuisses avaient saisis mes attributs. -"Non arrêtez, je ne dirai rien". -"De toute façon tu ne diras rien, sucee ou tu le sentiras celui-là"
Le maniaque du couteau avait ressorti sa lame. Je commençais à paniquer. Un poids s'était abattu sur mon dos, et les bras de l'autre timbré s'étaient resserrés sur mon ventre. Puis, avec ses mains il jouait avec mon prépuce en décalottant mon gland tout en frottant sa verge entre la raie de mes fesses. " Tu m'excites comme une gonzesse, je vais te bourrer le cul " -"Alors ça vient petite pute, tu t'y meets !" -"Je peux pas ! Détachez moi mes poignéées".
La pression de la pointe sur le haut de mon cou se fit plus pressante avant que finalement il ne trancha les liens. Je pris alors la chose dans mes mains, la flatta et du bout des lèvres effleura l'espèce de tube molasson qu'il me tendit.
Derrière, le maigre s'était arrêté de se frotter et écartant mes fesses par de brusques poussées, essayait de me pénétrer, mais il buttait contre ma rondelle close. A mon soulagement au contact, j'avais senti qu'il venait de mettre un préservatif.
Celui de devant empoigna mon crâne, pinça mon nez : "Tu la prends salope" et au moment où je reprenais ma respiration enfourna son petit bout de chaire puant dans ma bouche. Alors un dégoût m'envahit, mon estomac se retourna avec un haut le cœur et dans un spasme venant de mes tripes je vomis le reste du dîner, l'alcool, ma bile….. Souillant le pantalon du gros..
S'écartant alors brusquement en me lâchant : -"Ah l'ordure ! Il m'a gerbé dessus !" J'en profitais pour m'affaler sur le sol, déséquilibrant mon enculeur qui buttait toujours sur ma rosace. Le gros se relevant -"Alors tu y arrives. " Le maigre en se rasseyant sur mon dos : "Le salop, l'est vachement coriace, il est bien fermé" -"Attends que je revienne, tu t'y prendds mal, il faut le lubrifier et lui écarter plus les fesses"
Il se dirigea alors vers ma tente où il nettoya son falzar de mes déjections en utilisant ma bouteille d'eau minérale. Il coupa alors les cordons de ma tente, et en les raboutant, en fit une longue cordelette qu'il entreprit aussitôt d'enrouler autour de l'arbre avant de m'attacher chaque poignée m'obligeant ainsi à embrasser le tronc, le visage contre terre.…. Puis retournant vers mon campement " Il doit bien y avoir de la matière grasse "
Lampe torche allumée, fouinant dans l'auvent de ma tente déglinguée et dans mon petit matériel de cuisine il dégota ma réserve saindoux que j'utilisais en substitutif du beurre qui n'aurait pas supporté les températures estivales. -"Tiens, vise - moi ça" revenant en tenndant le pot après l'avoir humé et en avoir touché la texture. Puis enroulant ma mousse en en faisant un boudin, il la plaça sous mon torse. On me libéra alors mes chevilles pendant qu'un doigt plein de graisse me garnissait le creux de mes fesses et s'attardant sur mon trou de balle et entreprit, victorieusement cette fois de s'introduire dans mon fondement. Une fois, deux fois il m'enduisit mon anus de graisses faisant à chaque fois s'enfoncer un peu plus son doigt. Le gros prit dans chaque main une de mes chevilles, les tirant en les soulevant à hauteur de hanche et les écartant au maximum de ses bras ; -"Vas- y prends le, je le tiens bien, ddéfonce lui sa rondelle, déniaise lui le cul !"
Le maigre, debout se positionna et avait du descendre son pantalon, car je sentais ses jambes nues se plaquer entre mes cuisses. Je me débattais, ruais, mais il m'avait saisi fermement les fesses et les écartant au maximum enfonça un doigt dans mon sphincter en le faisant tourner, puis un deuxième dilatant mon muscle. Enfin, écartant les doigts tout en les retirant, par une brusque poussée, sa verge se fraya enfin un passage à travers ma rosace et investit mon intérieur. Douleur fulgurante -"AIL !, Arrêtez bande d'enfoirés, vouus me faites mal !" -"Ta gueule, tapette de mes deux, tu peeux crier tant que tu veux, personne ne t'entend, y a pas âme qui vive à 1 km à la ronde".
Les deux bras sous mon bas ventre, me maintenaient fermement et bougeant son bassin par de lents va et vient il me pistonnait profondément tout en me tripotant la bite. Evidemment j'eus une nouvelle érection, et plus je remuais pour me dégager plus l'autre pervers riait avec un " bouge ton cul, c'est bien ma petite salope, continue ". Son mouvement s'accéléra. Décalottant complètement mon gland et l'ayant emprisonné dans sa main encore graisseuse, il le fit coulisser dans sa paume fermée au rythme de ses coups de butoir. Alors une onde de plaisir me saisit et j'éjaculais dans sa main malgré la brûlure de mon anus et ce, sans qu'il me soit possible de me retenir.. Par trois fois j'avais senti mon sperme jaillir et des tremblements spasmodiques m'avaient secoué. Honteux de cette jouissance qu'on m'avait arraché, volé, j'avais arrêté de me débattre et le souffle court, je me laissais aller à cette onde qui m'emportait en ayant un sentiment de culpabilité. Culpabilité d'avoir joui, de n'avoir pas pu m'être opposé à cette sensation qui m'avait vidé mes couilles. J'étais devenu comme ils disent une grosse salope et je me dégoûtais. Il essuya sa paluche contre mon ventre et se retira non sans avoir donné un dernier violent coup de ventre en râlant de contentement.. avec ce commentaire " Hein que c'était bon, t'as bien pris ton pied, inutile de faire la sainte ni touche effarouchée. Dis que ça t'a plu, tu en redemanderas encore ma grosse pute ! Soit tranquille, ce n'est qu'un début. "
Je ne vous raconterais pas la fin de mon calvaire, car le gros m'avait lui aussi sodomisé à deux reprises. Sa verge que j'avais jugée petite et racornie m'avait littéralement déchiré le cul et cette fin de nuit cauchemardesque m'a laissé brisé, pantelant, et pleurant de rage. Le maigre trouvant mes jambes trop pesantes pour les tenir à bout de bras, on m'avait encore changé de position pour me remettre à genoux. Ils avaient utilisé un des montants semi flexible de ma toile de tente qu'ils avaient fixé entre mes genoux pour les maintenir écartés, puis encore debout, ventre plaqué contre l'écorce de l'arbre où j'ai eu droit, autre gracieuseté à quelques coups de ceinturon, pas trop sadiquement, non juste pour m'échauffer les fesses et voir si je rebandais à nouveau.…
La nuit finissante, les brutes qui m'avaient menacé de me balancer dans le Gardon ne mirent heureusement pas leur menace à exécution. J'étais parait-il trop lourd pour me descendre jusqu'à la rivière. Fouillant dans ma tente à moitié écroulée ils avaient retiré de mon porte feuille ma carte d'identité. " On la garde en souvenir, on a ton nom et ton adresse, si tu nous fais des embrouilles, on te retrouvera " avait proféré le maigre avant de partir. Finalement, ils me laissèrent attaché à l'arbre en me couvrant de mon sac de couchage. Quelque temps après, je perçus au loin le bruit d'une voiture qui démarrait et s'éloignait….
Au petit matin, un pécheur m'entendit, me délivra, me réconforta chez lui puis dés 9H m'emmena à la gendarmerie de S. Les recherches (à mon sens modérées car il ne faut pas faire de vagues et effrayer les touristes en plein saison) pour retrouver mes violeurs n'ont jamais aboutis, et compte tenu de la nuit, mes descriptions avaient été très succinctes. Venant à mon campement avec les gendarmes, aucun préservatif n'avait pu être retrouvé, la bouteille d'alcool avait été remportée et mon pot de saindoux introuvable. Quelques jours après, éprouvant toujours une gène douloureuse à la défécation, j'allais à la consultation d'un hôpital où on me garda deux jours pour soigner des hémorroïdes.
Non un viol contrairement à l'inscription des toilettes, n'est pas une partie de plaisir. Il laisse des traces indélébiles sur les victimes qui peuvent ne pas s'en remettre psychologiquement. Le récent durcissement des tribunaux n'est que justice.
Gimet