Châtiment corporel : méthode disciplinaire digne ou abus des droits de
la jeunesse ? Autrefois, on reconnaissait aux parents le droits de
d’utiliser la force physique afin de discipliner les enfants. On
nommait ce pouvoir, le "droit de correction " qui était aussi appliqué
par tous les responsables des enfants tel que les enseignant(e)s. Avec
le temps, plusieurs États ont décidé d’interdire la punition physique
dans les écoles. La Pologne fut la première à aller dans ce sens.
Plusieurs états de l’Europe ont ensuite suivi l’exemple pendant le 19e
siècle. Aujourd’hui, les châtiments corporels sont bannis dans presque
tous les États européens, États africains, asiatiques, océaniens et
dans 27 États des États-Unis. En ce qui concerne l’utilisation de
corrections corporelles par les parents sur leurs enfants, après la
Suède en 1979, la Finlande (1983), la Norvège (1987), l’Autriche
(1989), Chypre (1994), le Danemark (1997) et, tout récemment, la
Croatie et la Lettonie. d’autres États tel que l’Allemagne, sont sur
le point d’interdire toute forme de châtiment corporel. Heureusement
au Canada, depuis plusieurs années, la population en générale,
n’accepte plus que l’on inflige des punitions corporelles aux enfants.
Mais le droit criminel québécois, continue de reconnaître que
certaines personnes peuvent encore utiliser ce type de méthode
disciplinaire, et cette grâce à un Code de la loi criminelle qui se
nomme l’article 43. Cet article est évidemment remis en question mais
on ne change pas le code criminel du jour au lendemain. Alors
légalement il n’est pas interdit de recourir au châtiment corporel.
Heureusement, plusieurs organismes et défenseurs des droits des
enfants tel que la Commission des droits de la personne et des droits
de la jeunesse, se sont associés afin de protéger les droits des
enfants. Dans leurs démarches, ils veulent faire annuler l’article 43
du Code criminel et proposent des alternatives d’éducation à la
discipline chez les jeunes. Source : C.S.T.M./TR